samedi 6 septembre 2008

Dourgne, le pays de l'ardoise.

En 1888, à Dourgne, des règlements précis régissent l’exploitation des ardoisières communales. Une commission mi-partie de conseillers municipaux et d’ardoisiers délimitera les concessions. Le transport des déblais, proportionnera les surfaces concédées au nombre d’ouvriers employés et à la qualité d’ardoise extraite.
Cette exploitation de l’ardoise à Dourgne remonte, dit-on, à l’époque romaine. Il est difficile aujourd’hui de dater avec précision le début de l’exploitation des ardoisières de Limatge, lieu appelé autrefois « l’Alleu del Fossat ».
En 1885, plusieurs exploitants travaillent sur divers chantiers, ils se nomment:
-Auguste FABRE à Limatge,
-Mathurin FABRE,
-FONTES,
-SEGUIER,
-VEYRIE,
-BOYER.
En 1887 viennent s’ajouter à cette liste: ALBERT, ALBOUI, ARMAND, AUDIE, AUGE, BENAZETH, BERTOUMIEU, BETEILLE, BONAFOUS, BONNET, BOUISSET, CARRIERE. L’annuaire du Tarn de cette année ne précise pas les différents lieux d’exploitation.
Ce qui est intéressant de constater, c’est le nombre impressionnant d’exploitants pour une même commune, et le peu de toiture d’ardoises dans le pays, les abbayes n’ayant vu le jour que quelques années plus tard.
En effet, à l’aube de ce siècle, ils sont plus d’une centaine, 109 exactement, à travailler à la carrière de Limatge, venant de Dourgne, mais aussi d’Arfons, de St-Amancet, de Massaguel; c’est à pied qu’ils rejoignaient le matin comme le soir le lieu de travail ou leur foyer.
Ils n’oubliaient pas, même après une dure journée de labeur, de cultiver quelques légumes à la belle saison dans leurs "bouzigues" (jardins) implantées de part et d’autre du chemin d’accès à l’ardoisière; ils rentraient avec la nuit, en laissant traîner leur bâton ferré avec un bruit caractéristique, un gros fagot de bois sec sur les épaules. Le temps était bien employé.
A suivre...

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